Mai 29, 2026
Les thérapies de 4e vague s’appuient sur les avancées des neurosciences. Elles font le lien entre corps et esprit. Afin d’ apporter des solutions concrètes face aux défis du quotidien, comme : stress, anxiété, sommeil, relations… Elles regroupent des pratiques comme : l’EFT (Emotional Freedom Techniques), le Havening, la théorie polyvagale, et bien d’autres méthodes. Ces méthodes agissent sur le système nerveux pour surmonter les traumas, améliorer sa santé mentale et favoriser un mieux-être profond et durable.
L’EFT sert à deux fins principales. C’est une approche dite psycho-corporelle qui combine deux éléments essentiels. Tout d’abord, on demande à la personne de se concentrer sur sa problématique, qu’il s’agisse d’une sensation corporelle, d’une émotion, d’un souvenir ou d’un traumatisme. Cela réactive les connexions neuronales ainsi que les sensations, les émotions et les intensités associées. Ensuite, on stimule le corps par le biais de tapotements sur des points spécifiques.
En clinique, on peut utiliser l’EFT pour deux objectifs principaux :
Le praticien applique l’EFT pour re-traiter les traumatismes ainsi que pour calmer et réguler l’état émotionnel de la personne. Ce sont les deux aspects principaux lors d’une séance. Entre deux séances, les personnes peuvent utiliser l’outil pour se réguler chez elles et être capables de gérer leurs états émotionnels, évitant ainsi les montagnes russes émotionnelles.

EFT CLINIQUE
L’EFT agit comme un pont entre l’activation émotionnelle et la régulation physiologique. Lorsqu’une personne se connecte à une expérience difficile ou à un souvenir, son système nerveux s’active. De plus certaines zones de son cerveau se calment ou se désactivent. Par exemple, lors d’un traumatisme, le cerveau peut momentanément désactiver les zones de la parole, tandis qu’il surexcite d’autres zones.
L’EFT permet un double effet : réactiver les zones que le traumatisme a désactivées. Cela permet de calmer les zones que celui-ci a sur-sensibilisées. Cet effet profond découle du fait que l’EFT passe par le corps. Les études scientifiques montrent d’ailleurs que les thérapies les plus efficaces pour traiter les traumatismes sont les thérapies psycho-corporelles. Celle-ci régulent le cerveau par le biais du corps.
Le tapping, associé à l’intention que le thérapeute guide, soutient un processus de régulation. Le tapping entraîne souvent une diminution précise de l’intensité émotionnelle, pouvant aller jusqu’au retraitement.
L’EFT Clinique n’est pas simplement une technique de bien-être ou d’autorégulation. C’est un outil thérapeutique précis avec des indications, des limites et des précautions, comme tout autre outil thérapeutique.
Une fois que le praticien et le client retraitent entièrement un traumatisme ou un souvenir difficile, le travail est terminé. Il n’est plus nécessaire d’y revenir, car le corps a libéré toutes les émotions inutiles qui y étaient associées. Ce qui compte, ce n’est pas de comprendre pourquoi cela fonctionne. Mais d’observer comment cela permet aux personnes d’atteindre une zone de tolérance propice au travail thérapeutique et au phénomène de reconsolidation des mémoires.
En d’autres termes, lorsque la personne s’expose à son souvenir traumatique, les connexions établies au moment du traumatisme se réactivent. Si on ne fait rien, elles restent actives pendant plusieurs heures.
Cependant, grâce à l’EFT et aux stimulations qu’elle génère, nous créons une sensation de sécurité. Au sein du corps et du cerveau de la personne. L’enchaînement de ces stimulations maintient cette sensation de sécurité, permettant ainsi de retraiter et de déprogrammer le souvenir traumatique.
D’après les études réalisées, l’EFT est efficace dans toutes les situations liées à la peur. Elle s’avère bénéfique pour les troubles anxieux, les phobies, les TOC, les psychotraumatismes, les troubles de l’humeur et la dépression.
Elle peut également soulager les douleurs chroniques, les compulsions alimentaires, les traumatismes simples et complexes, ainsi que les troubles dissociatifs. Il est primordial de réaliser une étude clinique afin de bien comprendre le trouble de la personne traitée. La sécurité du thérapeute et du patient est essentielle.
Le thérapeute présente les 15 points à la personne afin qu’elle comprenne la technique. La personne en saisit rapidement son fonctionnement. La technique elle-même passe souvent au second plan, laissant place à l’essentiel : l’expérience que vit le client.
Il est important de noter que le profil d’ondes cérébrales se modifie dès le début du tapping. Cette technique a également un impact sur le système nerveux autonome. Lorsque la personne pense, elle entre en mode sympathique, caractérisé par la réaction de fuite ou de combat. Ces ondes cérébrales Béta à haute fréquence entraînent la production de cortisol et d’adrénaline.
En revanche, les stimulations du tapping activent la branche parasympathique ventrale (le système vagal ventral du système nerveux autonome). Cela favorise l’interaction sociale et ramène la personne dans sa fenêtre de tolérance. En la calmant, on lui permet de s’exprimer, ce qui permet de ralentir le rythme et de favoriser la détente.
Cette technique est incroyablement efficace pour deux raisons :
la synchronisation, car le thérapeute et le patient effectuent les mêmes gestes simultanément.
L’ancrage du thérapeute, qui reste centré et présent.
De nombreuses études et méta-analyses confirment d’ailleurs l’efficacité observée en séance. Celle-ci démontrant des effets très positifs sur les traumatismes simples et complexes.
Nous renforcerons l’alliance thérapeutique par notre pratique, et la sécurité reste une condition préalable au changement thérapeutique.
Lors du tapping, le mouvement convertit son énergie cinétique en charge énergétique. Si l’on considère la théorie polyvagale, l’EFT, par sa dimension rythmique, corporelle et relationnelle, favorise une neuroception de sécurité, facilitant ainsi la co-régulation. Dans le cadre thérapeute–personne accompagnée. La co-régulation désigne le processus par lequel le thérapeute aide la personne accompagnée à réguler ses émotions grâce à :
sa présence,
son écoute
et son attitude sécurisante.
Le thérapeute fournit la branche vagale du système nerveux autonome, sur laquelle la personne peut se brancher. Elle peut « digérer » progressivement l’émotion liée au souvenir engrammé dans son corps et son cerveau. La personne peut ainsi plus facilement accéder à ses ressources cognitives et émotionnelles.
Voici un exercice simple d’EFT pour apaiser les ruminations mentales. Vous pouvez recevoir le guide sur votre boîte mail en complétant le formulaire ci-dessous.
L’EFT doit s’inscrire dans une évaluation clinique rigoureuse, avec une attention constante portée à la fenêtre de tolérance. Il est essentiel de connaître le trouble traité. De posséder des notions de psychopathologie. Mais aussi d’être capable de poser un diagnostic et d’analyser les micro-signes de dissociation.
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Fabienne Tschumi-Gueudet est psychopraticienne en régulation émotionnelle, stress, anxiété, trauma
à Agde (34300) et partout en France.
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